Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 16:30

comment faire quand on aime pas la personne que l'on est ? comment accepter que quelqu'un vous aime dans ces conditions ? que faire quand il est trop tard pour changer ? que faire de soi ?

 

je me demande souvent pourquoi mes amis sont mes amis, qu'est-ce qu'ils me trouvent ? je suis tellement quelconque, chiant ; au niveau amoureux cette interrogation se mêle à la question de la séduction : comment un garçon peut-il avoir envie de moi ? vouloir être avec moi ? rester avec moi ? quand on ne s'aime pas, il est difficile de concevoir tout cela ;

 

ou alors il faut que je juge le mec en question pas vraiment attirant, pas vraiment intéressant pour concevoir qu'il soit avec moi et alors, comment tomber amoureux d'un mec que l'on méprise quelque part ? je suis dans ce schéma affectif dysfonctionnel depuis très longtemps maintenant, un moment j'ai pu croire qu'une thérapie pourrait changer ça mais plus maintenant, je pense que la personnalité d'un individu est fixée vers 25 ans, après il faut faire avec ;

 

je suis donc pour toujours une personne qui manque pathologiquement de confiance en elle, à tel point qu'il m'est impossible d'imaginer qu'un mec que je trouve bandant veuille de moi et il me reste si peu de temps pour me caser ;

 

face à la question du célibat, récurrente depuis le début de ce blog et plus encore depuis mon arrivée à Paris, je panique complètement comme un animal traqué, je m'agite de toutes parts pour trouver une issue, je multiplie les rencards, les contacts sur internet, je suis terrorisé par l'idée de rester seul, j'imagine que dans mon esprit, la seule chose que je pouvais encore apporter à un mec était une vague apparence attirante (à laquelle je ne crois pas quand je me vois dans la glace ou en photo mais qui a pu exister dans le regard de l'autre) mais c'est fini tout ça, je suis vieux, je suis moche, je n'ai plus rien à proposer en échange d'affection ;

 

de quoi sont faites nos vies ? cancer, dépression, chômage ... je regarde autour de moi, je vois T. en clinique psy depuis plusieurs semaines, empêtré dans une dépression encore plus coriace que la mienne, qui m'envoie des textos désespérés auxquels je ne sais pas quoi répondre parce que je n'y crois plus non plus ; je vois M. à Londres à qui on a découvert une tumeur au cerveau à 33 ans qui fait des rayons et bientôt une chimio, mon ami M. dont j'étais si proche il y a quelques années qui m'avait emmené à St-Trop l'été de mes 21 ans ; je vois N. ma première (et seule) longue histoire, avec qui j'ai passé 4 ans, qui a pris si soin de moi toutes ces années qui ne trouve pas de boulot, qui ne peut pas me rembourser les dizaines de milliers d'euros qu'il me doit ;  

 

c'est ça nos vies ;

 

c'est déjà fini ?

 

Par Bradshaw - Publié dans : bradshaw
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 14:42

période de flottement, j'ai eu pas mal de difficultés à me remettre de ma dernière humiliation, cycliquement il m'arrive d'être dans un tel désespoir que je suis capable de toutes les compromissions, capable de regretter des périodes où je n'étais même pas épanoui, je réécris l'histoire ;

 

j'ai fini par reprendre pied quelque peu, je me déteste d'être aussi fragile, je voudrais être un bloc, infranchissable, insubmersible, inatteignable au lieu de ça, je me rends compte que je ne suis qu'une lopette qui plie au moindre coup de vent ;

 

toujours la même difficulté à accepter d'être soi, aussi bien psychologiquement que physiquement, accepter ses imperfections et ses faiblesses qui ne disparaîtront jamais, il n'y a plus de quand je serai grand qui tienne, je suis grand depuis longtemps, je ne changerai plus, au mieux je peux espérer accepter mes failles ;

 

en fait, il manque un centre de gravité à ma vie, quelque chose qui l'ancre dans le réel et dans la durée, j'ai cru longtemps que ce centre pourrait être mon mec mais à bien y réfléchir à 33 ans, est-ce que peux citer une seule relation sentimentale dans laquelle j'étais bien plus de quelques semaines ?

 

la nuit dernière dans mon lit je rêvais d'une dernière cartouche, je comptais mentalement le nombre de cartouches que j'avais eu jusque là, toutes les fois où, l'espace d'un instant j'y avais cru, se dessine alors dans ma tête un curieux alphabet : il y a eu N., Jo., T., L., V., D., J., Jo. et R. ; déjà 9 cartouches, 9 fois où à des degrés divers j'ai ressenti quelque chose ; 

 

la question désormais est de savoir si d'échec en échec le problème ne vient pas tout simplement de moi, je continue de hanter les sites de rencontres, je ne réponds quasiment à personne, que le mec soit jugé pas assez ou trop bien pour moi, le résultat est le même ;

 

j'essaie d'en rencontrer tout de même un par semaine mais le coeur n'y est plus.

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 18:43

je pense à lui tous les jours, toute la journée, tout le temps depuis des mois maintenant ;

 

je l'avais dit ici c'était ma dernière chance d'être aimé, qu'un garçon aussi adorable, intelligent et tendre tombe amoureux de moi c'était inespéré ;

 

l'hypersomnie a gagné énormément de terrain ces dernières semaines, impossible de me lever quand je ne suis pas contraint d'aller bosser, je reste dans mon lit des journées entières, parfois les yeux grands ouverts dans le noir à ruminer, à m'en vouloir de ne pas y arriver ;

 

je ne veux plus essayer, je ne veux plus voir mes amis, je ne parle plus à mes collègues, je garde les dents serrées impossible de continuer sans lui ;

 

hier je me suis effondré, j'ai touché le fond, je pleurais tout le temps, je l'ai appelé pour le supplier de revenir qu'il fallait qu'il me donne une autre chance, moi qui suis d'ordinaire si orgueilleux, il m'a dit qu'il était trop tard que ses sentiments avaient changé, qu'il ne voulait plus être en couple de toute façon, je comprenais surtout qu'il ne voulait plus être en couple avec moi, il cherchait des excuses me disait qu'il s'était récemment lié avec des personnes avec qui je suis en conflit que ça ne serait pas facile, mais il ne m'aime plus c'est tout ;

 

je pleurais en silence l'après-midi au bureau caché derrière mon écran, je n'avais plus d'espoir, je suis rentré en métro en larmes ma casquette vissée sur ma tête pour masquer mes yeux, j'ai pleuré de longues minutes dans mon lit en attendant que les xanax fonctionnent, je pensais à la meilleure façon d'en finir, j'étais physiquement incapable de continuer, d'envisager demain, alors j'ai pris trop de médoc, je ne me souviens de rien mais j'ai dû avoir un sursaut parce que je me suis retrouvé aux urgences, envoi de textos pathétiques, le temps de reprendre mes esprits et de signer une décharge et je rentrais chez moi en taxi ;

 

depuis je continue à gober les xanax comme des cachous, je reste allongé, je réinvente ma vie, je me rêve il y a 7 mois avant de faire la connerie de le quitter parce que j'en voulais plus, toujours plus, éternel insatisfait que je suis, sans me rendre compte que c'était là devant mes yeux, que c'était maintenant ;

 

last chance (for love). 

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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 15:02

je n'avais aucune envie de déménager, je suis un garçon d'habitudes qui a besoin de repères fixes, dans mon petit terrier au coeur du 7ème depuis 6 ans, je suis à l'abri de tout, de la foule, du bruit, j'y invite rarement des gens, c'est un lieu qui m'est réservé ;

 

mais suite à l'ouverture de la succession de mon père, ma mère a souhaité que j'achète un appart, au début de l'année j'ai donc vaguement accepté qu'un chasseur d'appart se mette à la recherche de la perle rare, j'ai visité comme ça deux-trois biens qui ne convenaient pas, les mois ont passé, partir ne me semblait plus qu'un but lointain et hypothétique ;

 

cependant la semaine dernière, j'ai eu un coup de foudre au moment d''une visite : un appart de 40m2 dans un bel immeuble en plein coeur du marais, à 500 mètres de mon taf actuel, parquet au sol, refait à neuf, aucun travaux en perspective, des tas de fenêtres et une petite chambre enfin, pour pouvoir m'isoler quand j'ai un amoureux ou un ami qui dort à la maison ;

 

ridiculement cher, j'ai tout de même fait une offre puis freiné le lendemain des 4 fers à l'idée de devoir déménager, en aurais-je seulement la force quasi neurasthénique que je suis ? je n'oublie pas que l'une de mes pires attaques de panique a été causée par un déménagement ... et puis c'est un pari sur l'avenir, c'est dire j'y crois encore, c'est se projeter, avancer bref ça ne me ressemble pas trop ;

 

j'ai finalement accepté de maintenir mon offre en réalisant la chance que cela représentait d'avoir la quasi certitude de conserver un toit sur la tête quels que soient les événements de la vie, à l'heure actuelle je ne sais pas si ça ira jusqu'au bout, si je vais vraiment signer mais l'idée fait son chemin dans ma tête ; 

 

surtout que j'avais vécu un dernier week-end quelque peu agité ; dimanche soir, je suis allé à la lim déjà bien bourré après une before chez une copine, accompagné de plusieurs potes j'avais dans le viseur un mec de 21 ans très mignon qui porte le même prénom que moi, je l'avais déjà repéré lorsqu'il avait flirté avec mon meilleur ami au cours d'une autre soirée (j'avais recueilli préalablement l'accord dudit meilleur ami pour attaquer) ;

 

comme d'habitude, je me serais contenté de flirter avec lui, juste l'idée de savoir que je pouvais l'avoir me suffisait, un mec aussi beau, aussi jeune avec un mec comme moi, ce n'était pas possible, bref vous connaissez la rengaine ... mais j'avais dû le faire boire un peu trop et il a décidé pour nous deux que l'on rentrerait ensemble ;

 

je me suis encore mis une pression pas possible, dès qu'un mec me plaît vraiment, qu'il connaît certains de mes amis, appartient au même réseau de pédés, il faut absolument que j'assure au pieu si bien que je ne prends quasiment aucun plaisir, juste faire illusion et paraître normal ;

 

j'ai souri un peu soulagé lorsqu'il s'est endormi pendant que je le suçais (sic), on a terminé plus tard dans la matinée puis il a dormi profondément jusqu'à 13h, moi pas, je regardais son parfait visage, sa parfaite peau lisse et douce de mec de 20 ans la comparant à la mienne, à ma vieille peau ternie, son ventre parfaitement plat contre ma bedaine, j'ai senti le poids des années, tout ce que mon apparence ne m'apporterait plus ;

 

le lendemain je n'ai pas cherché à avoir son numéro, je savais, comme mon meilleur pote l'avait déjà pratiqué, que ce garçon ne cherchait rien de sérieux, qu'il voulait juste s'amuser, c'était le contrat, je le savais et ça ne m'a pas fait souffrir ;

 

en revanche, ce qui m'a tordu le ventre une fois de trop ce sont les remarques de l'entourage d'un de mes ex à la lim, apparemment des histoires circulent sur moi, j'aurais dit ou fait des choses horribles, je ne sais pas de quoi il s'agit, je ne peux que spéculer ; je voulais me justifier auprès d'eux par mail puis je me suis aperçu que je ne devais aucunes explications à ces personnes, de vagues contacts facebook (que j'ai supprimé depuis), j'accorde trop d'importance à ce que les gens pensent de moi, mais je sais qui je suis, ce que j'ai fait et ce que j'ai dit, je sais que je ne suis pas une horrible personne, je n'ai pas à me justifier, il faut que j'accepte de ne pas plaire à tout le monde mais c'est un long chemin.    

 

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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 20:38

il y a quelques semaines, j'ai revu R., quatre mois après notre rupture, on a couché ensemble, j'étais en manque d'affection et je pensais que ça n'irait pas plus loin ;

 

quelques jours après l'avoir vu, j'ai appris via facebook que des mecs que je ne peux pas blairer - résidus de mes relations passées - lui tournaient sérieusement autour ; j'ai pété un plomb exigeant par texto de R. des explications ;

 

ces mecs m'ayant au même moment supprimé de leurs contacts facebook, ma parano s'est mise en marche, j'imaginais des réunions secrètes où l'on disait du mal de moi, où l'on s'organisait pour me pourrir la vie, tout ça en présence de R. qui, qui sait ? fournissait des infos sur moi plus ou moins vraies ;

 

j'ai vu d'un coup R. de manière très différente, je comprenais que ce que je ressentais n'était dû qu'au fait que des garçons que je connaissais le draguaient mais c'était plus fort que moi ...

 

comme toujours c'est lorsque l'objet de mon affection n'est plus disponible que je développe - bien trop tard - des sentiments pour lui ;

 

constater ça, m'apercevoir que je fonctionnais toujours selon les mêmes schémas, que je n'avais pas avancé d'un pouce depuis toutes ces années m'a plongé dans une profonde tristesse ;

 

je ne suis donc capable de tomber amoureux que d'un garçon qui saura subtilement souffler le chaud et le froid avec moi ? qui maîtrisera parfaitement les jeux de domination et de pouvoir auxquels je semble me prêter ? qui me maintiendra dans un situation inconfortable où je ne saurai jamais s'il n'est pas sur le point de m'échapper ?

 

autant dire que je ne serai donc jamais heureux en amour et que c'est pourtant tout ce qui compte pour moi ;

 

comme à chacune de mes épiphanies lorsque je me prends la vérité en pleine face, j'essaie de gagner du temps, de ne plus y penser alors je fume, je bois, je prends des xanax, je dors ... je m'enfuis en espérant sans doute qu'à mon réveil la situation sera différente ;

 

j'en suis là aujourd'hui, je suis allé chouiner auprès de mon médecin pour qu'il me file un arrêt de travail mais je ne parviens rien à faire de mes journées, j'ai des garçons en attente que je devrais rencontrer mais je n'y crois plus, pas la force de revivre les mêmes choses ;

 

je me dis alors à quoi bon ?

   

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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 21:02

je suis parti à Barcelone cet été au mois de juillet pour faire comme tout le monde, moi personnellement je m'y suis ennuyé, les bars étaient vides, les garçons moches, la plage quelconque, je ne sais pas ce qu'ils trouvent tous à cette ville ; heureusement j'ai réussi à me dégoter de la beue sur la rambla et j'ai passé ma semaine à attendre que ça se passe en fumant ;

 

en rentrant je me suis dit que ça serait peut être une bonne idée de me remettre à fumer, j'ai eu un plan, acheté un sachet d'herbe et j'ai passé les 10 jours suivants sans voir personne, à ne rien faire, fumer puis dormir ;

 

normal qu'aujourd'hui je me sente si mal, je m'ennuie tellement, je vois ma jeunesse partir en fumée et je sais que je vais regretter un jour tout ce temps perdu, j'aurais tellement aimé ne pas être dépressif, là je ne sais plus trop quoi faire, j'ai réduit mes médocs pour retrouver un semblant de libido mais dès que je descends en dessous d'un certain seuil, les angoisses reviennent et je crois que je préfère encore la lassitude à l'angoisse ;

 

il faudrait que je vois un nouveau psy, je suis découragé, hier dans ma tête je comptais le nombre de psy que j'ai vus depuis que je suis à Paris, ça fait 9, je n'ai plus confiance en eux, je les trouve minables, incompétents, dilettants, je ne crois pas qu'ils aient les réponses ;

 

niveau mec c'est la cata, j'ai toujours ce besoin constant que les mecs me courent après pour me sentir exister, il y en a toujours 3/4 comme ça avec qui j'entretiens un semblant d'intérêt pour qu'ils continuent à me manifester de l'attention, du désir, même s'ils ne me plaisent pas ;

 

je n'ai couché avec personne depuis R., sauf un plan foireux avec un fuckbuddy qui était beaucoup mieux dans mon souvenir, toujours la peur de ne pas assurer, c'est une source d'angoisse alors je préfère esquiver et ne rien faire ;

 

j'ai envie de me retirer du jeu mais j'ai déjà essayé et je sais ce qu'il y a au bout de cette voie, c'est sans issue, enfin si l'on souhaite continuer à vivre ;

 

je ne sais toujours pas quoi mettre au centre de ma vie, je l'ai déjà dit ici mais la seule chose que je souhaitais c'était réussir ma vie affective, je n'ai aucune ambition professionnelle, je ne suis pas très famille, je n'aime pas les enfants, je ne me lie pas facilement, peu de gens m'intéressent vraiment, je ne suis pas sociable ... je voulais juste un mec que j'aime auprès de moi, une vie simple à deux, mais ça semble déjà trop, va-t-il falloir que je revois une nouvelle fois mes ambitions à la baisse ? je vais finir par trouver du pétrole à force de creuser, si bien que pour quoi continuer ?

 

marre également d'être gentil, c'est vrai je suis hyper gentil avec tout le monde, ce ne fut pas toujours le cas, adolescent et au début de ma vie d'adulte je faisais moins de compromis et je gueulais souvent pour faire entendre ma voix quitte à blesser ou me mettre à dos quelqu'un ; je ne le fais plus depuis un bail maintenant, en fait j'ai été tellement seul à un moment de ma vie que j'étais prêt à m'écraser pour ne pas contrarier les autres et qu'ils m'abandonnent ;

 

je ne veux plus de ça, fuck off et si je dois encore être seul tant pis, c'est fini de me taire et de tout laisser passer ; en même temps, je ne trouve pas les gens très fascinants, encore ce putain de complexe de supériorité qui m'aura bien pourri la vie.

 

 

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 15:25

ça n'a pas tenu, je devenais insupportable avec R., sa présence commençait même à m'agacer, j'avais l'impression de me mentir, je déteste ça ;

  

j'ai connu ce sentiment pendant longtemps, pendant les 4 ans que j'ai passé avec N. je n'ai pas arrêté de me poser la question : suis-je vraiment amoureux ? la réponse que j'apportais alors était très variable selon mon humeur et le sens du vent ;

  

je ne voulais pas prendre la décision de le quitter alors je sabotais notre relation de telle sorte que de ruptures en réconciliations, il ne soit plus possible de recoller les morceaux même avec la meilleure volonté du monde, certaines choses ne peuvent être réparées lorsqu'elles ont été trop brisées ;

 

j'ai reproduit ce schéma en accéléré sur 6 mois avec R., de multiples ruptures et moi qui essaie toujours au dernier moment de faire que ça ne soit pas irréversible, puis constater un jour que ça n'a plus aucun sens de rester ensemble ;

 

pourtant R. comme N. présentaient la même caractéristique d'être parfaits donc irréprochables ; 

 

je déteste aujourd'hui constater que je ne suis sûr d'avoir été amoureux qu'une fois dans ma vie, un malheureux mois de mars 2004, avec Jo. ;

 

certes à d'autres reprises par la suite, j'ai pu ressentir quelque chose pour d'autres garçons, mais c'était toujours après coup, pas pendant le temps que j'étais avec eux, je les regrettais parce qu'ils m'avaient quitté, je faisais naître des sentiments amoureux du rejet que je subissais et que je n'ai jamais pu supporter, admettre  ;

 

la vraie question à 32 balais est donc maintenant de savoir si je suis véritablement capable de tomber amoureux, j'en doute de plus en plus, obnubilé par mon apparence, centré sur mon petit nombril, suis-je capable de faire une place à l'autre ?

 

mon truc en ce moment c'est d'essayer de ne pas penser, pour ne pas constater que le verre est définitivement aux deux-tiers vide : une vie professionnelle qui fait du surplace dans laquelle je n'apprends rien et ne progresse plus, de trop rares amitiés bien fragiles, une vie sexuelle décevante, une vie affective qui ne mène nulle part et une dépression coriace ;

 

bien sûr on peut voir les choses de manière optimiste, tout n'est toujours qu'une question de point de vue et de perspectives, mais l'optimisme n'a jamais été mon fort ;

 

alors je repense à Jo. qui n'est plus 7 ans plus tard qu'un concept et je me dis que la réponse est peut être là, est-ce que je ne devrais pas chercher à le revoir pour boucler la boucle ? 

 

 

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 11:00

j'écris à nouveau pour laisser une trace de ces moments même si je n'ai plus vraiment envie d'écrire, je sais que plus tard je serai heureux de l'avoir fait ;

 

je ne suis pas resté longtemps séparé de R. après mon dernier post, quelques jours tout au plus, je pensais pourtant que c'était vraiment terminé, mais il me manquait, on s'est revus et très naturellement on a repris notre histoire où elle en était ;

 

je me disais que si ça n'était pas possible avec un garçon aussi conciliant et patient que lui, ça ne serait possible avec personne et cette idée me désespérait ;

 

ça fait donc maintenant près de 6 mois que nous sommes ensemble, c'est tout ce que je souhaitais, m'investir dans une relation, je suis en effet de plus en plus convaincu que l'amour n'est pas quelque chose qui s'impose à nous mais quelque chose qui se construit ;

 

ça n'est cependant pas tout rose tous les jours, je suis toujours soumis à de brusques variations d'humeur qui pèsent sur mon couple, par moments, régulièrement en fait, j'ai envie de tout bousiller, j'ai envie que ça aille mal et je crée des drames, je me referme complètement, je ne réponds plus à ses messages, je le laisse dans le silence pour mesurer sa patience et son attachement ;

 

mon problème à toujours été de savoir ce que je voulais vraiment, coupé de mon ressenti, je ne peux pas me fier à mes sensations aussi changeantes que le temps, je souhaite plus que tout être dans la sincérité, ne pas mentir, ne pas me mentir mais je suis parfois totalement perdu ;

 

après ma dernière crise la semaine dernière où l'on a encore une fois été sur le point de rompre, R. m'a dit que c'était la dernière fois qu'il supporterait ça ;

 

à moi donc de me donner les moyens que cette histoire fonctionne.

 

 

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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 11:14

j'ai quitté R. hier soir ;

 

ça faisait plusieurs jours que je me montrais distant et désagréable, que je ne répondais pas à ses textos, je pensais que ça allait passer comme lors de notre première crise le mois dernier mais hier quand il est venu chez moi récupérer son chat que je gardais, je lui ai dit que ça n'avait pas de sens de continuer ;

 

j'ai mis ça sur le compte d'une de mes sautes d'humeur légendaires mais en réalité je serais bien incapable de dire ce qu'il se passe dans mon cerveau malade : lorsqu'il me bombardait de questions, je suis resté quasiment mutique, j'avais envie de rire nerveusement, le sentir comme ça aussi en demande, dans la paume de ma main, je ne voulais pas de ce type de relation ;

 

peut être que c'était trop simple avec lui ? peut être que je ne suis plus capable d'être en couple ? peut être que j'aime gâcher ce qui est beau ou tout simplement qu'il ne me plaisait pas assez physiquement, trop loin de la pétasse fasheune que je convoite d'habitude ? il faut que je réfléchisse pour y voir un peu plus clair ;

 

ce que je sais c'est que je n'avais déjà plus envie de coucher avec lui, que ça devenait une corvée, j'étais heureux d'y parvenir et de faire illusion les premiers temps mais je ne me voyais pas me forcer sur la durée, jongler avec les C. pour être toujours performant était aussi contraignant et fatiguant ;

 

j'ai dû aussi composer avec un retour des symptômes de la dépression, cette vieille amie qui ne me quitte plus, avec l'envie de rien et ce sommeil toujours plus envahissant qui me bouffe toute ma vie, lorsque je me couche je m'imagine toujours me réveiller en forme en étant enfin venu à bout de la fatigue, la réalité est qu'après 15h de sommeil, je suis explosé, quasiment léthargique, sans force ;

 

ça fait si longtemps que j'essaie de casser ce schéma et lorsque j'ai pris conscience en début de semaine que j'avais dû passer au moins 7 ans non stop sur mon matelas actuel, j'étais désespéré face à tout ce temps perdu ;

 

je n'aime toujours pas ma vie, je voulais faire de mon mec et de mes amis le centre de celle-ci mais force est de constater que ces deux pans restent éminemment fragiles : mes récentes amitiés volent en poussières, elles ne reposent sur rien et je n'ai toujours personne avec qui partir en vacances ;

 

étrangement ce matin, je ne suis pas triste, juste résigné.

 

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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 00:27

je me souviens, c'était le week-end du 25 septembre, je traînais une loose pas possible, ma relation avec J. s'étiolait, je crois qu'elle avait essentiellement existé dans ma tête, j'étais parti avec lui à Lisbonne, ça ne s'était pas mal passé même si j'avais eu un peu l'impression d'être à l'essai et de devoir faire mes preuves, depuis notre retour on se donnait très peu de nouvelles, je pense aujourd'hui que H. n'avait pas tort finalement, notre relation ne reposait que sur un jeu de séduction et elle ne pouvait pas durer avec la même intensité si l'un de nous était en couple ;

 

ce week-end là, j'assistais également au baptême du 2ème enfant de Lu. avec la désagréable impression que ma vie faisait du sur place alors que celle des autres avançait inexorablement me laissant un peu derrière avec mes problèmes de post-ado attardé ;

 

je suis rentré du baptême et je me suis connecté à facebook, quelques semaines auparavant, j'avais ajouté comme ami un garçon rencontré sur rezog, on avait assez peu échangé jusque là, je me souviens juste que la petite photo qu'il m'avait envoyé de lui me plaisait terriblement, avec ses yeux aux cils d'une longueur incroyable ; ce soir là on a chaté un peu, il était déjà assez tard, il m'a proposé de passer chez lui, je me suis dit que je n'avais rien à perdre, que je ne pouvais pas laisser ce week-end se terminer comme ça ;

 

arrivé chez lui, il m'a plu tout de suite, il est mignon mais pas d'une beauté intimidante comme pouvaient l'être les deux Jo. ou V.,  à côté de qui je me sentais en décalage et encore plus mal dans ma peau que d'ordinaire ; on a d'abord pas mal discuté, regardé un DVD avant de passer notre première nuit ensemble, que dire sinon que j'étais sous le charme en partant ;

 

on s'est revus dès le lendemain, ça a été tout de suite très évident entre nous, les gestes de tendresse, les mots d'amour sont venus naturellement et très vite ; bien sûr j'étais angoissé comme toujours par des préoccupations de performances sexuelles dont il serait faux de dire que je suis totalement sorti encore aujourd'hui ;

 

R. ne calcule pas les choses et peut-être deux semaines après notre rencontre, il m'a dit je t'aime en me regardant droit dans les yeux, je n'ai rien répondu sur le moment, ça me semblait trop tôt ; je ne peux pas aimer tout de suite comme lui aime, avec insouciance, sans doute parce qu'il est beaucoup plus jeune que moi - 23 ans - et que je traîne avec moi mes précédents échecs ;

 

R. est sur certains points à l'opposé total de moi, il vient d'un milieu très modeste, a très tôt eu la responsabilité d'élever son petit frère lorsque ses parents ce sont séparés et que sa mère allait faire des ménages pour survivre, on le traitait de clodo au collège parce qu'il n'avait pas de vêtements de marque, il a bossé très jeune au macdo, a connu les resto du coeur, ne s'est pas acheté de fringues depuis 5 ans et s'assume seul depuis ses 18 ans tout en menant des études brillantes ;

 

face à ça, la princesse (désargentée) que je suis, qui n'a jamais eu de problème d'argent et a été élevé dans du coton et dont la seule occupation ces dernières années était d'acheter des chemises Dior est admirative mais un peu décontenancée, nos repères sont totalement différents ;

 

par certains côtés, la relation que j'instaure avec lui a pu me rappeler celle que j'avais avec N., le garçon avec qui je suis resté 4 ans il y a maintenant bien longtemps (1999-2003), une relation où je n'ai pas peur d'être quitté où j'ai l'impression (mais peut-être l'avenir me démontrera-t-il le contraire, soyons prudent) de lire dans l'autre comme dans un livre, où je suis quasi certain des sentiments de l'autre à mon égard, où je suis rassuré en permanence par le regard que l'autre porte sur moi ;

 

nous avons déjà connu notre première crise et oui par moment quand tout va bien j'ai la subite envie de tout détruire, heureusement ça n'a pas duré longtemps, je me suis vite repris, j'avais surtout peur que ce grand attachement qu'il me manifestait développe en moi des tendances sadiques (toute proportion gardée) comme avec N. à vouloir tester jusqu'où est prêt à aller l'autre par amour mais je me suis aperçu que j'avais heureusement grandi sur ce point ;

 

voilà, on en est là, à passer nos nuits nus collés l'un à l'autre en cuillère ;

 

j'espère vraiment que c'est mon tour.

 

Par Bradshaw - Publié dans : bradshaw
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